 |
|
 |
 |
 |
Entraîneurs au diapason |
|
|
|
| Le conseil local du sport
de haut niveau de Mulhouse a organisé la semaine
dernière une table ronde sur « Les savoirs professionnels
en matière d’entraînement ». Magali Magail,
Lionel Horter et Albert Falette ont échangé
leurs vues au cours d’un débat très attrayant.
Les absents ont eu tort ! Une cinquantaine de
personnes, seulement, a répondu mardi dernier
à l’invitation du conseil local du sport de
haut niveau de Mulhouse à une table ronde sur
« Les savoirs professionnels en matière d’entraînement
» à la Faculté des Sciences et Techniques de
l’Université de Haute-Alsace. Magali Magail,
entraîneur de l’ASPTT Mulhouse volley, Lionel
Horter, du Mulhouse Olympic Natation, et Albert
Falette, du FCM Football, après avoir rappelé
leurs parcours personnels, ont exposé leur philosophie,
leurs valeurs, leur éthique du sport de haut
niveau, dans un débat passionnant mené par Xavier
Demuth, directeur du SUAPSPA, le service des
sports de l’Université.
|
|
Les structures de formation des clubs et des athlètes ont été le premier thème évoqué. Si tous se sont montrés d’accord pour dire que le même projet doit accompagner l’athlète de ses jeunes années jusqu’à l’élite, Magali Magail a insisté sur « la politique alsacienne menée par l’ASPTT Mulhouse. Cette image locale nous a permis de partir à la conquête du public. » Pour détecter les talents, les critères ne sont pas les mêmes selon le sport pratiqué. La taille est fondamentale en volley, la gymnastique est « fondamentale par les qualités athlétiques engendrées » selon Lionel Horter.
Albert Falette apprécie, lui, que « les jeunes touchent à de nombreux sports pour intégrer leurs qualités propres ».
« La meilleure recette sont les résultats »
Second volet de la soirée : « les relations entre entraîneurs
et entraînés dans l’optimisation de la performance ». Si Albert
Falette s’appuie « sur quatre ou cinq cadres pour faire vivre
le vestiaire », il n’est pas dupe. « La meilleure recette
sont les résultats... » Magali Magail confie « traiter toutes
les joueuses de la même façon. Il n’y a pas de star. Mais
je m’appuie beaucoup sur ma capitaine ». Lionel Horter insiste
de son côté sur « l’effort et le panache, qui sont valorisés
chez nous », soulignant que « l’argent pourrit très vite les
choses ». Parfaite transition pour le dernier volet de la
soirée, consacré au « management et à l’économie du sport
». Si Magali Magail doit « construire son équipe à partir
d’une enveloppe donnée par le club », Lionel Horter rappelle
qu’en France, « le sport de haut niveau n’existe pas sans
les collectivités locales. Mais les ressources ne sont pas
illimitées et les fonds influent directement la politique
sportive ». Ce débat mérite d’être prolongé par d’autres soirées
de ce type la saison prochaine.
M.W. - L'Alsace - 9 juin 2009 - Photo Denis Soller |
| |
 |
| |
|
 |