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Christina Bauer ou le volley sans filet |
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| “Une fille
brillante” pour son président Gérard Reeb.“Une
joueuse au potentiel exceptionnel, à la fois bosseuse
et humble”, selon Magali Magail, son entraîneur.
Titulaire à part entière du “six de base” de l’ASPTT
Mulhouse, Christina Bauer, 20 printemps à peine,
mène sa carrière à la vitesse supersonique. Débarquée
de sa Norvège natale en Alsace à l’âge de 2 ans,
elle a de qui tenir : volleyeur professionnel,
son père a notamment fait les beaux jours de l’USM
et sa mère était handballeuse. Christina, elle,
signe sa première licence à 10 ans. Après avoir
fait ses gammes à Pfastatt, puis à Kingersheim,
la volleyeuse revêt les couleurs de l’ASPTT à
16 ans. Le premier grand tournant de sa jeune
carrière. “J’ai immédiatement
été intégrée au groupe professionnel. C’est au
contact des grandes joueuses d’expérience qu’on
progresse. J’ai gagné peu à peu la confiance de
mon entraîneur et suis devenue titulaire...”
Et c’est encore les yeux pétillants que Christina
évoque la “grande aventure”
de la Ligue des champions achevée en janvier dernier.
“Quand on y a goûté, on a juste
envie d’y revenir. C’est d’ailleurs notre objectif
cette saison...” Ses bonnes performances
régulières lui ont naturellement ouvert les portes
de l’équipe de France A. “J’avais
déjà connu la sélection avec les cadettes, puis
les juniors. Après des apparitions dans l’équipe
A’, j’ai été appelée en équipe première pour un
stage fin août 2007 à Cannes...” Du poste
de troisième centrale pour son premier match au
Championnat d’Europe, elle s’impose comme une
titulaire en puissance du groupe France à l’occasion
du tournoi préolympique en novembre dernier. Joueuse
explosive sur le terrain, Christina Bauer a aussi
une tête bien remplie. Ses dispositions pour les
langues étrangères lui permettent de maîtriser
l’allemand, l’anglais et le norvégien.En deuxième
année de techniques de commercialisation à l’IUT
de Colmar, elle n’entend pas en rester là. |
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“Il s’agit de préparer mon avenir, car
il y a une vie après la carrière de sportif de haut niveau...”
Son avenir immédiat se situe à Mulhouse. Mais demain ? “L’Italie
pourrait me tenter, car c’est là-bas que le championnat est
le plus relevé. J’ai envie de découvrir le monde et la vie...”
La sienne est en tout point hors norme, sauf à ses yeux. Une
modestie qui colle généralement aux baskets des grands champions.
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